Ce n'est pas une question de goût mais de place. Voici ce que chaque forme demande à la pièce, et ce qu'elle rend.
2026-09-14
Le catalogue tient en quatre formes, et toutes les combinaisons qu'on y trouve — en L avec îlot, linéaire avec péninsule, en U avec péninsule — en sont des assemblages. Choisir, c'est d'abord mesurer ce dont on dispose.
Tout se range le long d'une paroi. C'est la forme la plus compacte et la moins chère à surface de rangement égale, parce qu'il n'y a ni angle à traiter ni raccord de plan à faire. Elle convient à une pièce étroite ou à une cuisine ouverte sur un séjour qu'on ne veut pas cloisonner. Sa limite est le triangle de travail : évier, plaques et réfrigérateur s'alignent, et on parcourt la longueur du mur à chaque geste.
La forme la plus répandue, et la plus tolérante. Elle rapproche l'évier des plaques, dégage le centre de la pièce, et l'angle se traite en caisson d'angle. C'est aussi celle qui accepte le mieux un îlot par la suite : le catalogue en compte plusieurs, dont une cuisine de 5,00 × 4,00 m avec un îlot de 2,60 × 1,05 m.
Le maximum de plan de travail et de rangement pour une surface donnée, tout à portée sans se déplacer. En contrepartie elle ferme la pièce : il faut compter au moins deux mètres entre les deux jambages pour que deux personnes s'y croisent.
Un îlot est un bloc indépendant, accessible de tous les côtés ; une presqu'île est un îlot rattaché par un côté au reste de l'implantation. La différence n'est pas esthétique, elle est métrique : l'îlot demande un passage sur ses quatre faces, la presqu'île sur trois seulement. Dans une pièce trop étroite pour un îlot, la presqu'île rend le même service — un plan supplémentaire, un bar, une séparation entre la cuisine et le séjour.
Le formulaire sur mesure demande les cotes mur par mur, pas une dimension globale : un retour n'a ni la longueur, ni forcément la hauteur ou la profondeur du premier mur, et l'atelier débite mur par mur.