Douze matières au catalogue, trois familles, et une surface qui prend tous les chocs de la pièce. Ce qui les sépare vraiment.
2026-09-07
Le plan de travail est l'élément le plus sollicité d'une cuisine : on y coupe, on y pose des casseroles brûlantes, on y renverse de l'eau. C'est aussi la surface la plus chère au mètre. Les douze références de la matériauthèque se rangent en trois familles.
Calacatta, blanc à veines grises et dorées, le plus lumineux de la gamme. Vecchia, clair à veines dorées, plus chaud qu'un Calacatta. Emperador, sombre à veines cuivrées, pour les implantations contrastées. Sahara noir, fond noir profond traversé de veines claires, effet massif.
Un marbre est une pierre naturelle : deux plans ne sont jamais identiques, et c'est ce qu'on vient y chercher. C'est aussi une pierre poreuse — elle marque plus facilement qu'une céramique.
Le quartz blanc du catalogue est uni, sans veinage : la surface la plus neutre de la gamme. C'est le choix d'une cuisine où l'on veut que ce soient les façades, et non le plan, qui portent le regard.
Céramique beige au veinage doux, insensible à la chaleur des plaques. Céramique travertin, qui donne le grain du travertin sans sa porosité. Céramique noire à veines blanches fines, très graphique. Titanium, noir profond piqué d'éclats cuivrés.
La céramique est pleine masse : la matière traverse l'épaisseur. C'est la famille qui tient le mieux la chaleur et l'eau, et celle qui demande le moins d'entretien.
Elle se choisit dans la même famille de matières. Le panneau vertical entre le plan et les meubles hauts prend les projections d'eau et de graisse dans le dos des plaques et de l'évier : reprendre la matière du plan évite un raccord visible et se nettoie d'un passage, là où une peinture s'abîmerait en quelques mois.
Les échantillons de la matériauthèque sont les images d'origine du catalogue de l'atelier, recadrées au carré : rien n'est simulé ni colorisé.